Communicant numérique. 15 ans à apprendre en faisant.
Pendant 10 ans, de 2011 à 2021, j’ai travaillé dans la communication politique et publique — équipes de campagnes, collectivités, présidence de la République et ministères. La vie professionnelle a toujours rimé pour moi avec engagement. En juin 2021, j’ai décidé de faire un pas de côté et d’aller travailler pour une entreprise privée. Enfin pas tout à fait. J’ai rejoint Procivis, un réseau coopératif du logement, entreprise de l’économie sociale et solidaire. En convention avec l’État, ce réseau, qui ne reverse pas de dividendes à ses actionnaires mais qui accomplit des missions d’intérêt général, a tout de l’organisme parapublic. J’y poursuis ma vie professionnelle et l’engagement y reste bien présent.
À côté de ça, technophile, j’ai décidé de créer ce site pour documenter la façon dont je délègue une partie de mon métier à l’intelligence artificielle.
Plus de temps, moins de charge mentale.
Concernant l’intelligence artificielle, j’ai peu de certitudes. Comme la plupart des gens, j’imagine, je n’ai aucune idée d’où on va. En revanche ce qui est certain, c’est qu’on y va et qu’on y va vite, très vite même. Dans mon métier, j’en mesure les effets depuis maintenant deux ans et les choses ne cessent de s’accélérer. La création même de ce site, à ce moment précis, est sans doute la tentative vaine de fixer le moment, de prendre du recul, de ne pas totalement se laisser emporter et de réfléchir à ce qu’on est en train de faire.
S’il y a bien une chose qui m’apparaît aujourd’hui évidente, c’est à quel point cette technologie, qui ne cesse de progresser jour après jour, va impacter nos métiers et nos sociétés. Je ne sais pas si l’IA va totalement remplacer des métiers et je ne sais pas lesquels, mais il est évident qu’elle va profondément changer notre rapport au travail. Elle le fait déjà. En matière de communication, j’ai le sentiment que ma productivité ne cesse de s’accroître. Je me débarrasse de tâches répétitives ou rébarbatives, ou les deux. Je mets en place des automatisations et me dégage du temps pour me consacrer à autre chose.
Fondamentalement, je crois que l’intelligence artificielle me force à me poser cette question chaque jour un peu plus : quelle est ma valeur ajoutée ? À quoi est-ce que je suis censé servir moi, humain, dans tout le processus professionnel qui est le mien ? Pourquoi perdre du temps à enregistrer des fichiers, à scroller des pages sur le web pour faire de la veille, alors que ce que l’on attend de moi, c’est une sélection précise de sujets qui vont intéresser l’ensemble de mon réseau ?
Je suis intimement convaincu que je fais mieux mon métier si un outil, quel qu’il soit, me permet de me dégager d’un certain nombre de contingences sans intérêt. Alors je cherche les voies et moyens afin d’être plus efficace, de gagner du temps, de réduire ma charge mentale. Que ce soit pour faire une tâche de plus ou pour ne pas avoir besoin de culpabiliser au moment de partir tôt du boulot pour aller chercher mon fils à l’école.
Un rapide résumé des épisodes précédents.
De la campagne web en 2011 à la tête d’un réseau coopératif en 2026 — avec quelques zigzags entre les deux.
Ça coûte cher mais c’est nécessaire.
Préalable important au déploiement d’une solution comme Claude Cowork : l’abonnement pro à 20 € par mois n’est pas du tout suffisant. En tout cas pas pour moi. J’en suis arrivé à bout en deux jours, puis je suis passé à la version Max à 90 € par mois et elle a tenu cinq jours. Depuis, j’utilise la version à 180 € par mois, un petit budget quand même qui n’est sans doute pas à la portée de toutes les organisations.
Je l’ai défendue en expliquant à mon boss tous les bénéfices que nous pouvons en retirer et surtout en expliquant qu’un bon outil IA est comme n’importe quel autre outil professionnel : une nécessité pour bien faire son métier.
Aux communicants, on paye des licences Adobe, des licences Canva, des accès à des banques d’images, etc. Il faut maintenant également leur donner accès à des outils d’IA performants.
J’avais envie de raconter ce qui change vraiment.
Depuis 2023, l’IA générative est devenue utilisable par le grand public pour autre chose que des démos. Je me suis abonné à ChatGPT, puis à Perplexity, puis à Claude. Début février 2026, j’ai découvert la version Cowork de Claude, déclinaison du déjà best-seller Claude Code, et des incroyables possibilités offertes par une IA capable de se brancher à tes dossiers sur ton ordinateur et de naviguer directement dans ton navigateur.
Ce site est un carnet de bord de mes nouveaux usages. Des épisodes courts, des cas concrets et des chiffres honnêtes, y compris sur ce que ça coûte et sur ce qui ne marche pas. Les gestes qui m’ont fait gagner du temps et ceux sur lesquels je me suis cassé les dents.
Si ça aide un·e collègue de la com’ à gagner une demi-heure sur sa semaine, c’est déjà gagné.
Une question,
une idée, un mot ?
Laisse-moi un message — j’y réponds moi-même, parfois avec l’aide de Claude, jamais de façon totalement automatisée. Je tâche de le faire rapidement.