Cas d’usage Épisode 04
Épisode 04 Pilotage navigateur En ligne · mai 2026

Le navigateur qui clique tout seul

Chiffre clé — Veille LinkedIn synthétisée
Au petit bonheur la chance10 profils / semaine
1 h 3030 min · TempsInclus dans Claude Pro (~18 €/mois) · Coût outil
Signal faible — pas de newsletter
Prévenez-moi quand le prochain épisode sort.

Un mail quand un épisode sort. Pas plus, pas moins. Aucun pistage, aucune autre liste, désinscription en un clic depuis le mail.

01
Avant

La veille que je remettais à demain, et la page qui restait en brouillon.

Comme tout communicant qui se respecte, j’ai besoin de faire de la veille — surtout depuis que l’IA bouscule le métier. Concrètement, ça veut dire ouvrir LinkedIn, aller voir tel ou tel profil, scroller, lire, retenir, archiver. Et le faire à la main, d’autant que LinkedIn déteste les outils de veille automatisés. Mon problème : je ne le faisais pas. Pas assez régulièrement, pas pour tous les comptes que je suis. Ma veille, je la faisais au petit bonheur la chance. Même problème pour mon site personnel : à chaque épisode, je voulais publier une page propre, l’intégrer dans WordPress, vérifier le rendu. Intégrer du contenu sur des sites internet, ça fait littéralement partie de mon métier depuis quinze ans — mais ce n’est pas là que je veux passer mon temps. Ma valeur ajoutée est dans l’écriture, le tournage, le montage. Pas dans le copier-coller dans le back-office.
02
Le déclic

Claude sort du chat. Il ouvre Chrome et clique à ma place.

Jusqu’ici, je donnais mes consignes à Claude dans son chat, il me répondait dans son chat, on était entre nous. Dans les épisodes précédents, je lui ouvrais un dossier sur l’ordinateur — il pouvait lire des fichiers, les modifier, en créer. Maintenant, on sort. Enfin, Claude sort. J’autorise Cowork à prendre la main dans une fenêtre Chrome dédiée, et à partir de là, tout ce qu’on fait normalement à la souris, il sait le faire à ma place : ouvrir une page, scroller, lire ce qui s’affiche, cliquer, remplir un formulaire, enregistrer un brouillon. Comme moi. Sauf qu’il ne se fatigue jamais.
03
Maintenant

Pendant qu’il scrolle LinkedIn, j’avance sur autre chose.

Pour la veille, je lui donne les dix profils que je veux suivre et la consigne « va voir s’ils ont publié sur les sept derniers jours, fais-moi une synthèse ». Il ouvre Chrome, navigue de profil en profil, scrolle, archive ce qui mérite de l’être. Quand je reviens, j’ai une note structurée : qui a publié quoi, le post qui a fait le plus d’engagement, et parfois un signal faible que je n’aurais pas vu à la volée — « Ruben Hassid a posté trois fois sur le même sujet en sept jours, il faut s’y arrêter ». Pour mon site, je lui demande de créer une page d’inscription à la newsletter, je valide le rendu, et il l’intègre dans WordPress à ma place. Il ouvre le back-office, crée la page, colle le contenu, vérifie l’aperçu — je n’ai plus qu’à valider l’éditorial et programmer la publication. Le vrai gain n’est pas la vitesse, c’est de récupérer les tâches que je remettais à demain. La veille qui dormait, le formulaire que je repoussais, la page qui restait en brouillon. Tout ça peut désormais tourner pendant que je fais autre chose. Même pendant que je dors.
Skill Cowork utilisé
claude-in-chrome

Extension officielle qui permet à Cowork de piloter une fenêtre Chrome dédiée — DOM-aware, beaucoup plus rapide et précise qu'un pilotage en clics-pixels. Vous autorisez explicitement chaque domaine, vous voyez ce qu'elle fait en temps réel, vous pouvez interrompre à tout moment. C'est aussi ce qui permet de naviguer sur des sites qui détestent les outils de veille automatisés (LinkedIn en tête) sans déclencher leurs verrous.

Coût & limites
  • AbonnementInclus dans Claude Pro (~18 €/mois)
  • OnboardingCinq minutes pour installer l'extension et autoriser le premier domaine. Ensuite, c'est une habitude à prendre : penser à dire « ouvre ça dans Chrome » plutôt que « regarde ça pour moi ».
  • Ne marche pasSur les sites verrouillés par double authentification stricte à chaque action ou par captcha agressif. Sur les sites bourrés de pop-ups et d'iframes croisés, le pilotage peut hésiter — il faut parfois lui montrer le chemin une première fois.
  • ConfidentialitéCowork voit ce qui est à l'écran. À utiliser dans une fenêtre Chrome dédiée, séparée du profil pro habituel, pour ne pas exposer des onglets sensibles. Penser à se déconnecter des outils internes (CRM, paie, RH) quand on ouvre la session de pilotage.
04
Conseil

Démarrez par ce que vous faites déjà à la souris.

Le piège, quand on intègre l’IA dans son quotidien, c’est qu’on ne sait pas quoi lui demander. On a peur de mal poser le problème. Avec Cowork dans Chrome, le réflexe devient évident : tout ce que vous faites déjà à la souris dans un onglet, vous pouvez le lui déléguer. La veille LinkedIn, le remplissage d’un formulaire administratif, l’intégration d’un brouillon dans le CMS, la lecture d’un dashboard pour en sortir un chiffre… Si vous savez le faire vous-même au clic, lui aussi. Commencez par là. Le périmètre s’élargit ensuite tout seul.
05
Transition

Prochain épisode : Cowork lit ma boîte mail et écrit mes réponses.

Je vous montrerai comment j’ai connecté Cowork à ma messagerie pro, comment il lit mes fils, propose les réponses, et envoie une fois que j’ai validé. Sans ouvrir Outlook.